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Vue aérienne de Téhéran

                                  Vue aérienne de Téhéran

 

Qui sont-ils les Téhéranais?

Les Téhéranais, habitants de cette métropole animée qu’est Téhéran (la capitale d’Iran) , ont leur propre histoire. Lorsqu’il n’y avait ni tours ni immeubles de grande hauteur dans leur ville, ils avaient choisi de vivre d’une façon unique. Leurs maisons étaient construites plusieurs mètres au-dessous du sol, ce qui s’est révélé particulièrement efficace pour repousser les ennemis. Ils n’aimaient pas du tout les conflits et la guerre et cette façon de vivre était en réalité leur technique de guerre. Le nom de la ville a d’ailleurs pour origine leur méthode de vie, «teh» signifie sous et « ran » signifie colline, donc Téhéran signifie l’endroit souterrain.

Bien qu’il y ait eu des traces au cœur de Téhéran de la présence d’habitants dans les époques préhistoriques, elles ont disparu lors du processus d’urbanisation, par méconnaissance et par négligence. Sur la base de preuves archéologiques et de rapports topographiques et climatiques, on peut dire que les terrains situés entre la montagne Toochal au nord de Téhéran et Cheshmeh Ali et près de l’ancienne Ray dans les époques préhistoriques ont été habités. Les découvertes faites dans Cheshmeh Ali, Darous et surtout Gheitarieh, au nord de l’ancien Téhéran montrent qu’il y avait des groupes humains qui vivaient dans cette région. Les premiers groupes qui ont vécu à Gheitarieh ressemblaient à ceux qui ont habité à Cheshmeh Ali, il y a environ huit mille ans.

Périphérique qui lie le sud au nord du Téhéran

                        Périphérique qui lie le sud au nord du Téhéran

Après eux, d’autres peuples sont arrivés et ont occupé cette région et les régions voisines, à Darous, par exemple. Ils étaient Aryens et ont émigré dans cette région à la fin du deuxième millénaire avant Jésus- Christ. Le premier groupe vivait sur une colline située à côté d’une rivière permanente. A l’ère islamique,ce lieu a été nommé Cheshmeh Ali qui est le nom du premier Imam chiite. Presque dans le même temps, un autre groupe s’est installé sur des terres arables entre le désert et la chaîne de montagne de l’Alborz.

Vue aérienne de Téhéran

                                          Vue aérienne de Téhéran

Cette ville appelée Shar-é Ray s’est développée plus que tout autre endroit et de manière durable, grâce à une position stratégique particulière.

La Chaine d'Alborz, au Nord de Téhéran

                              La Chaine d’Alborz, au Nord de Téhéran

La situation géographique des montagnes et le désert, la présence d’eau et de terres arables très étendues ont eu un rôle déterminant pour l ‘avenir de Shahr-é Ray et de Téhéran. Selon les écrits de Clavijo, ambassadeur du roi d’Espagne, Tamerlan, le fondateur de la dynastie timouride au 14 ème siècle, avait trouvé à Téhéran des maisons et une résidence où le roi descendait, lorsqui’l passait à Téhéran.Les habitants de Téhéran parlaient persan. Maintenant, différentes ethnies vivent dans cette ville, on peut donc entendre des accents divers : tehrani, azerbaïdjanais, gilaki, mazandarani, arménien, arabe, azéri, baloutchi.

 

Djoub ( les canaux au ciel ouvert) où coule de l'eau descendue de de la montagne

 

Le climat de Téhéran

En ce qui concerne le climat de cette ville, on peut dire que Téhéran a des étés chauds, en particulier au sud et dans le centre de la ville et un climat tempéré au nord de la ville.L’hiver est tempéré dans le centre de Téhéran, alors que les quartiers au nord de la ville sont froids, la température descendant au-dessous de zéro. Téhéran, pendant la saison froide, est sous l’influence du système des hautes pressions du nord (Sibérie), donc les hivers sont froids et secs et généralement l’air est très pollué (en raison du phénomène d’inversion des températures). Pendant les mois chauds, la ville subit les systèmes de basse pression et la chaleur du désert central, donc les étés sont chauds et secs. A Téhéran, chaque jour et chaque soir,une petite brise souffle venant des vallées fraîches des montagnes du nord (Bad kuh) pendant la nuit et pendant la journée, depuis le désert du sud (Bad dasht).
Une autre caractéristique notable de Téhéran est le risque élevé de séisme. Elle est située sur l’échelle de Mercalli à 8/10 degrés, c’est donc une ville dangereuse quant à l’intensité possible des séismes.

Téhéran, Capitale depuis 1785

En 1785, Téhéran a été choisie comme capitale par Agha Mohammad Khan Qadjar, le fondateur de la dynastie Qadjar, bien qu’elle n’ait aucun passé politique, mais c’était un lieu habité depuis plus de 3000 ans. Lorsque Shar-e Ray a été détruit par les Mongols,le petit village de Téhéran a commencé à se développer et à prospérer jusqu’à remplacer Ray. La prospérité de Téhéran a commencé à l’époque des Safavides. Pour la première fois, le roi Tahmasp a choisi Téhéran comme centre de son armée, c’est ainsi que le petit village s’est transformé pour devenir une ville militaire et politique. Une mosquée centrale a été construite et elle est devenue le centre social. Les marchés se sont développés. Téhéran, sous Agha Mohammad Khan Qadjar s’est beaucoup moins développée, mais à l’époque de Fath Ali Shah, le deuxième roi des Qadjar et du neveu d’Agha Mohammad Khan, la ville a de nouveau pris de l’essor et elle s’est transformée en une ville très importante et élégante.

Cependant, l’essor principal a eu lieu pendant le règne de Nasir al-Din Shah Qadjar et son ministre Amir Kabir. L’un des travaux important d’Amir Kabir a été la fondation de l’académie Dar ul-Funun en 1849  spécialisée dans les sciences et les technologies. On peut dire que l’académie Dar ul-Funun est la première université dans l’histoire moderne de l’Iran dans des domaines tels que l’ingénierie, la pharmacie, la médecine et la chirurgie, l’artillerie, l’infanterie, la cavalerie et la minéralogie. Le bâtiment de cette académie est situé dans le centre de Téhéran, dans la rue Nasser Khosrow. La même année, le premier hôpital public a été construit, le Marizkhaneh.

Les rues au tour du Bazar

                                           Les rues au tour du Bazar  

Téhéran moderne

Après la dynastie Qadjar, Reza Shah Pahlavi est devenu le roi d’Iran en 1927 et il a décidé de donner à la ville un nouvel essor, Pour cette raison, de nombreux projets de développement ont été mis en œuvre pendant sa monarchie.On peut mentionner la construction d’usines, les aéroports de Dooshan Tapeh et de Ghaleh Morghi, les gares et les bâtiments de l’Université de Téhéran.

Quartier résidentiel de Téhéran

                                              Quartier résidentiel de Téhéran

 

Une rue commerciale à Téhéran

                                             Une rue commerciale à Téhéran

A Téhéran, il y a beaucoup de demeures et de palais de la période Qadjar, des écoles historiques anciennes dépendant souvent d’une mosquée, telles que l’école et la mosquée de Sepahsalar qui sont parmi les plus grandes et les plus belles des écoles du XIX ème  siècle.

Dans le centre-ville de Téhéran on trouve plusieurs mosquées dont celle de l’Imam Zadeh et différentes églises, la plus ancienne étant l’église Tatavus. D’anciennes demeures, des tours célèbres, le vieux marché ( le  Grand Bazar ) font partie des sites historiques de la ville de Téhéran, ainsi que le Grand Bazar qui a été considéré comme l’un des endroits touristiques les plus importants et ce, malgré l’apparition de nouveaux marchés et de centres commerciaux dans la ville.

 Le Théâtre de Téhéran

                                                Le Théâtre de Téhéran

Le Grand Bazar de Téhéran et les quartiers résidentiels

Le Grand Bazar de Téhéran est situé dans le district 12 de la municipalité, sur le côté sud de la rue Khordad au numéro 15 et entre les rues Molavi et Khayyam et à l’est de la rue Shahrivar.Ce marché a été construit à l`époque de Nasir al-Din Shah Qadjar.

La structure administrative de l’Iran est concentrée à Téhéran. Les personnalités politiques importantes du pays vivent dans cette ville. Le bureau du président et le lieu de résidence du guide suprême sont situés dans la rue Pasteur au centre-ville. Le district de Djamaran au nord de Téhéran, en raison de son climat et de sa haute sécurité mise en place par le fondateur de la République islamique, est devenu le lieu de résidence de certains politiciens. La zone une qui bénéficie du meilleur climat de Téhéran abrite environ 60% des fonctionnaires de l’Etat et 63 % des ambassadeurs étrangers.Bien entendu, tous les fonctionnaires de l’Etat n’habitent pas dans les quartiers huppés, il y a aussi ceux qui vivent dans les districts du centre et au sud, par exemple dans la rue d’Iran. Les 96 ambassades des différents pays se trouvent dans le nord et le centre de Téhéran.

Entrée du Bazar de Téhéran

                                                    Entrée du Bazar de Téhéran

Le symbole de Téhéran est la tour de la Liberté (Azadi). Cette tour a été construite en 1971 par Hossein Amanat, un jeune architecte iranien diplômé de l’université de Téhéran.La construction de cette tour de 45 mètres de haut a été achevée après 28 mois de travail le 12 Janvier 1972 et elle avait alors été nommée la tour Shahyade. Le jour de son ouverture, la charte de Cyrus le Grand qui est la première déclaration des droits de l’homme dans le monde, a été dévoilée en ce lieu.Ce texte qui a plus de 2500 ans, écrit sur ordre de Cyrus le Grand, est maintenant au British Museum à Londres.

Tour d'Azadi

                                                        Tour d’Azadi

 

La tour Shahyade qui a changé de nom après la révolution islamique en 1979 est donc devenue la tour de la Liberté (Azadi). Elle est située au milieu d’une des principales places à l’ouest de Téhéran et c’est l’exemple d’un symbole urbain dont l’architecture a intégré des voûtes architecturales sassanides et islamiques. Un autre symbole de Téhéran est la tour Milad. Cette tour est située dans les collines de Koyé Nasr dans le district 2 de Téhéran. Avec ses 435 mètres de haut,elle est le plus haut bâtiment en Iran et la sixième tour la plus grande de télévision et télécommunications du monde.

Téhéran, en raison des nombreuses possibilités d’emploi, d’éducation et de loisirs, est une ville que beaucoup d’Iraniens ont choisie pour y vivre. Selon le premier recensement officiel qui a été effectué en 1335, la ville de Téhéran avec 1 560 934 habitants était la ville la plus peuplée d’Iran. Actuellement, avec ses 730 kilomètres carrés de superficie et ses  8 244535 habitants, c’est la ville la plus étendue et la plus peuplée d’Iran. Téhéran est divisé en 22 départements, 134 arrondissements et 370 quartiers. Les logements du district un sont les plus chers et ceux du district dix-huit les moins chers de la capitale.

 L'Entrée de de la gare du métr

                                                L’Entrée de de la gare du métro

Le métro de Téhéran est parmi les métros les moins chers du monde. Plus de 3 millions de passagers l’empruntent chaque jour. Les premières discussions à propos d’un transport en commun rapide à  Téhéran remontent à l’année 1895.Pendant le règne de Nasir al-Din Shah, une ligne de chemin de fer en surface avait été construite entre la porte Sahr Rey (Hazrat Abdul Azim) et la place de Bagh Shah, on l’appelait la Machine à fumée. Mais c’est dans les années 1970 que des études ont été réalisées pour mettre en place un réseau de métro avec 9 lignes.

Voiture des femmes du métro de Téhéran

                                      Voiture des femmes du métro de Téhéran

Une loi a créé la Société des chemins de fer urbains (le métro) de Téhéran et de sa banlieue. Les travaux ont commencé, mais à cause de la guerre l’Irak contre l’Iran de 1980 à 1986, le projet a été complètement arrêté. En 1995, ce projet a été relancé et en 1998, l’exploitation de la ligne 5 a commencé. A présent, 115 stations de métro à une longueur de 189 km  sont en service.

En ce qui concerne les espaces verts dans les zones urbaines et suburbaines de Téhéran, on peut dire que, maintenant, il existe plus de 2211 jardins en ville, soit 16,49 mètres carrés d’espace vert par habitant. La zone de la ceinture verte de Téhéran est de 39132 hectares.

De nombreuses possibilités sont offertes pour se cultiver, se distraire et faire du sport à Téhéran : cinémas, musées, sites historiques,parcs d’attractions, clubs d’équitation et stations de ski. Parmi les 76 cinémas de la ville, on peut  mentionner le cinéma Palestine, le cinéma Azadi et le cinéma Bahman.

 La terrasse du Trône, Palais de Golestan

                                        La terrasse du Trône, Palais de Golestan

La ville a de nombreux musées, on en compte 34 sur des sujets très divers dans les différentes parties de la ville. Le palais- musée Sa’dabad, par exemple, est un ensemble palatial de 18 grands et petits palaiss qui appartiennent à l’époque des Qadjar et des Pahlavi et qui est parmi les plus grands et les plus importants musées d’Iran. Le musée de Reza Abbasi a été nommé ainsi en l’honneur d’un célèbre peintre de l’époque safavide Reza Abbasi qui habitait à Kashan, le musée du tapis d’Iran et le musée Iran bastan ….

L’entrée du musée d’Iran Bastan

                                                   L’entrée du musée d’Iran Bastan

Pour les adeptes de sport, il y a aussi de nombreuses possibilités : stations de ski de Toochal, Abali et Chemchak, clubs d’équitation de Chitgar et Kohak, des pistes cyclables comme à Chitgar et à Sorkhehesar, etc.

En ce qui concerne l’industrie, Téhéran a les plus grandes usines du pays, avec plus de 10 cités industrielles de l’est vers le sud, autour de la ville. Téhéran possède trois aéroports. Celui de Mehrabad a été construit en 1938 et a commencé à être utilisé en 1949.A présent, 15 millions de voyageurs utilisent cet aéroport pour faire des vols intérieurs, il y a environ 400 vols quotidiens dans cet aéroport.

Un autre aéroport de Téhéran est l’aéroport international Imam Khomeini. Le gouvernement a approuvé son plan de construction en 1972 et en 1975 les travaux ont commencé, mais la révolution islamique et la guerre ont arrêté le projet. Après la fin de la guerre en 1995, le projet a été repris et enfin en 2004, la première tranche des travaux a pu être inaugurée. À l’heure actuelle,chaque jour, 200 vols se font à l’aéroport Imam Khomeini et en 2015, environ 7, 250 millions de passagers ont transité par cet aéroport.

Un autre aéroport est celui de Payam, situé dans la province de l’Alborz, qui est le seul aéroport spécialisé dans le fret actuellement dans le pays. La compagnie des Services aériens de Payam avait pour tâche, au départ, le transport et la distribution des envois postaux, ainsi que l’envoi d’hélicoptères dans les endroits inaccessibles.
En 1995, les nouveaux statuts de la société de Services aériens de Payam ont été approuvés par l’Assemblée islamique d’Iran, après la séparation de Téhéran et de Karaj.

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Rédacteur

Golrokh Bayat Maku

Etudiante en français, responsable administrative

maryam Khorasani
Traductrice

maryam Khorasani

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