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Reza Khan et l’Iran modern : un gouvernement puissant et moderne ?

Reza Khan : l’Iran à la recherche d’un gouvernement puissant et moderne

Reza Khan qui est-il? Quel est son rôle dans  la construction de l’Iran moderne?  Est-il à la recherche d’un gouvernement puissant et moderne? Voici des questions qui s’impose dès le début dans notre approche d’étude du de l’histoire contemporaine d’Iran.Le règne de Reza Chah est le début de la période moderne de l’histoire iranienne. Certains considèrent son règne comme une déviation de la Révolution constitutionnaliste.

Si nous analysons ses actes pendant la période du coup d’Etat de 1920 jusqu’en septembre 1941, nous sommes incapables de les juger de cette manière. C’est pourquoi 76 ans après son départ d’Iran, les avis sont toujours partagés sur son action politique. Pour se faire une opinion, il est nécessaire d’étudier cette période agitée de l’histoire de l’Iran : anarchie intérieure, interventions étrangères, Première Guerre Mondiale, famine, terreur etc…

 

Conflits et suppression du Parlement

Après la conquête de l’Iran le 13 juillet 1909 et la destitution de Mohammad Ali Chah, son fils de douze ans, Ahmad Mirza, monte sur le trône. Les adeptes de la Constitution commencèrent à régler les affaires du pays après avoir châtié les ennemis de la Constitution dont le plus grand était Cheikh Fazlollah Nourri. La première décision fut la formation du deuxième Parlement qui rencontra, dès le début, deux oppositions. L’une, constituée par le parti E’tedalion (modérés) voulait mettre en œuvre une politique conservatrice. S’appuyant sur des religieux comme Seyyed Abdullah Behbahani et Seyyed Tabatabai et d’anciens hommes politiques comme Vali Khan Tonkaboni et Sardar Assad Bakhtiari, chef de la tribu Bakhtiari, ce parti s’opposait au parti social populaire connu sous le nom de parti démocrate.

 

Celui-ci défendait des idées nouvelles à propos des femmes, d’un enseignement moderne public et gratuit, de la propriété des paysans sur leurs champs, des réformes juridiques… Idées non acceptées par les pouvoirs traditionnels entre autres le clergé, les grands féodaux, ainsi que les chefs de tribus. Les désaccords entre ces deux partis aboutirent à l’excommunication, ce qui veut dire que les partisans du parti démocrate furent considérés comme athées par les savants religieux. Le grand clergé de Nadjaf excommunia Seyyed Hassan Taghi Zadeh et lui interdit d’intervenir dans les affaires politiques. Seyyed Abdullah Behbahani, un des leaders des modérés, fut tué quand la fatwa de Nadjaf arriva à Téhéran. Taghi Zadeh, quant à lui, fut obligé de s’expatrier alors que son neveu Ali Tarbiat avait été tué par vengeance, suite à la mort de Behbahani.

Le seul élément capable de transformer la dissidence en force d’appui était la menace extérieure. Le cas de Morgan Shuster en est un exemple. Le deuxième Parlement avait engagé des conseillers américains pour remettre de l’ordre dans les affaires fiscales et se libérer de l’emprise russe et anglaise. Ce conseiller jouissait d’une bonne renommée parmi les Iraniens, il avait écrit un livre intitulé « L’étouffement de l’Iran ». Mais ses actes rencontrèrent l’animosité de la Russie et de la Grande- Bretagne. Ces pays cherchaient un prétexte pour s’en débarrasser, ce qui advint suite à l’attaque d’Ali Chah afin d’accéder au pouvoir.

Mais ce dernier était condamné à l’avance par les adeptes de la Constitution.  Le Parlement ordonna la confiscation de ses biens et de ceux de ses frères Salar-o-Dolleh et Shoa-o- Saltaneh. Ce fut Shuster qui dût mettre en application ce décret. Les Russes s’y opposèrent sous prétexte que les biens étaient hypothéqués auprès de la Banque d’Escompte et des Prêts de Perse. Les Russes qui avaient participé à l’exécution du contrat de 1907 avec la Grande Bretagne, trouvèrent là une occasion pour le dénoncer.

Selon ce contrat, le nord et le nord-ouest de l’Iran étaient sous la domination des Russes, le sud et le sud-est sous la domination des Anglais. Téhéran, Qom, Ispahan et certaines autres villes du centre de l’Iran étaient en revanche des régions neutres appartenant à l’Iran. Les forces russes qui étaient présentes dans des villes comme Tabriz pour assurer la sécurité des Russes pouvaient prendre en charge davantage de villes.

C’est pourquoi ils étaient contre la mission de Shuster au nord et faisaient obstacle aux agents fiscaux de ces régions. Cette opposition aboutit à l’ultimatum russe et à l’intervention des Anglais pour empêcher l’expulsion de ce conseiller de l’Iran. La résistance du Parlement contre cet ultimatum provoqua la marche des militaires russes vers Téhéran. Finalement, Nasser ol Molk, régent de Ahmad Chah, ordonna la fermeture du Parlement qui dura jusqu’au début de la Première Guerre Mondiale.

 

L’Iran de la Première Guerre Mondiale en mauvaise posture

Ahmad Chah devenu majeur, Nasser ol Molk organisa des élections pour élire un troisième Parlement avant de transmettre le pouvoir au roi. Dans les premiers temps, modérés et démocrates s’opposaient, cependant ils conclurent un accord face aux menaces de la Russie et de la Grande Bretagne et ils demandèrent au roi de transférer la capitale de Téhéran à Ispahan. Alors que beaucoup de délégués quittaient Téhéran, les ambassadeurs russe et britannique empêchèrent Ahmad Chah de les rejoindre. Les délégués, comprenant alors le danger, se rendirent de Qom à Kermanshah et y formèrent un gouvernement national. Ce gouvernement soutint l’Allemagne et l’empire ottoman, tandis que le gouvernement en place, neutre, était soutenu par la Russie et la Grande Bretagne.

La Russie et la Grande-Bretagne qui étaient présentes militairement en Iran conclurent un accord dont un article concernait l’Iran. Selon cet accord, les deux pays pouvaient gouverner les régions attribuées selon le traité de 1907, mais la Révolution russe de 1917 sauva les Iraniens de cet arrangement.

Avant l’effondrement de l’empire tsariste russe, des soulèvements eurent lieu contre les Russes vivant dans les régions occupées d’Iran, surtout en Azerbaïdjan et au Gilan. L’opposant le plus important était le mouvement constitutionnaliste appelé Jangal ou mouvement de la forêt, sous la direction de Mirza Kuchak Khan. Ce mouvement dirigea le Gilan de façon efficace, mieux que ne le furent les autres régions, avec le slogan de l’alliance islamique tout en respectant certains principes démocratiques. A ce moment-là, sévissait une grande famine qui causa la mort de milliers de personnes. La Première Guerre Mondiale prit fin alors que l’Iran n’était pas unifié et qu’une grande partie du pays était sous la domination des Russes et des Anglais ou de pays alliés de ces deux états. L’Iran était en proie à l’anarchie.

 

La mission inutile

Le gouvernement iranien décida d’envoyer une délégation à la conférence de paix de Paris en 1919. Elle avait pour mission de réclamer le remboursement des dommages causés par la guerre, l’annulation des avantages accordés aux étrangers, le retour des régions occupées par les Russes au XVIIIe siècle au sein du pays. La délégation n’ayant pu avoir accès à cette conférence de paix, elle se trouva dans l’impossibilité de présenter ses demandes. Le responsable en était le gouvernement britannique.

 

A la recherche d’un gouvernement puissant

Au moment de l’échec du groupe envoyé à Paris, Hassan Vossough od-Dowleh, le premier ministre iranien, était en train de négocier avec les Anglais pour conclure un nouvel accord plus équitable. L’absence de la Russie, due à la révolution bolchevique, était une aubaine pour la Grande-Bretagne. Cette dernière souhaitait un gouvernement central puissant à Téhéran pour pouvoir préserver les frontières de l’Inde et du Golfe Persique des menaces de la Russie.

Le gouvernement de Vossough od-Dowleh était représentatif des idées répandues chez les élites iraniennes concernant la nécessité d’un gouvernement puissant. Selon ces élites, une armée incapable et obsolète, des institutions officielles impuissantes et statiques, un dispositif fiscal corrompu et traditionnel, un système éducatif peu développé et une organisation judiciaire dépassée étaient des obstacles à la création d’un gouvernement central puissant pouvant lancer des réformes utiles. Elles crurent que Vossough od-Dowleh serait capable de constituer un tel gouvernement. Seyed Hassan Modarres, un clerc délégué au Parlement, était l’un de ses partisans.

Vossough od-Dowleh pensait que la formation de ce gouvernement dont la mission serait de réformer profondément le pays ne serait possible qu’avec l’appui de la Grande-Bretagne, ce qui fut officialisé par un accord signé en 1919. La Grande-Bretagne acceptait de prêter de l’argent pour faire ces réformes et améliorer l’état des routes de l’Iran. Elle mit à disposition du gouvernement des conseillers compétents chargés de réformer les institutions et l’armée, tout en respectant l’indépendance et l’intégrité territoriale de l’Iran.

Des opposants manifestèrent contre cet accord, en particulier Seyyed Hassan Modarres car il considérait qu’il était dangereux pour l’indépendance de l’Iran, son expérience des Britanniques l’ayant rendu méfiant et pessimiste. C’est pourquoi Vossough od-Dowleh essaya d’obtenir la collaboration des gouvernements français et américain, mais il essuya le refus de Lord George Nathaniel Curzon, le ministre des affaires étrangères de Grande-Bretagne. Un autre problème venait du fait qu’il avait été signé sans l’approbation du Parlement. Cet accord anglo-persan ne put être appliqué et Vossough od-Dowleh dut démissionner.

L’échec de Vossough od-Dowleh était celui des intellectuels iraniens qui avaient souhaité des réformes et la formation d’un gouvernement puissant. Après sa démission, les forces d’opposition purent se rénover. Après s’être alliés avec les Bolcheviques, les « Jangalis » (les gens de la forêt) étaient si forts qu’ils menacèrent Téhéran.

 

Le coup d’Etat de 1921

Les troupes cosaques, unité d’élite des forces perses, avaient été vaincues par les Jangalis. La Grande-Bretagne estimait que les réformes ne pourraient être réalisées par les hommes politiques. A l’intérieur, la non-application de la Constitution et du contrat de 1919 créait une situation bizarre. Certains hommes politiques comme Seyyed Ziya od-Din Tabataba’i, jeune journaliste, pensaient que les hommes politiques anciens ne devaient plus intervenir dans la vie politique et qu’ils devaient être remplacés par de nouvelles têtes. L’arrivée au pouvoir des forces russophiles les inquiétait. L’atmosphère à Téhéran était tendue et l’on sentait qu’un coup d’Etat se préparait.

Alors que les cosaques vaincus campaient près de Qazvin, le colonel anglais, Ironside, qui avait pour mission d’évacuer les forces anglaises du nord de l’Iran, confia aux Iraniens le commandement de la brigade cosaque. Reza Khan en devint le commandant, ce qui lui permit de fomenter un coup d’Etat. Selon Ironside, Reza Khan était intelligent et avait montré ses aptitudes au commandement, de plus, il détestait les hommes politiques qui ne pensaient qu’à eux-mêmes.

Reza Khan était originaire du village d’Alasht dans la province du Mazanderan. Il fut sauvé miraculeusement de la mort quand il était enfant. Jeune, il s’engagea chez les cosaques et gravit les échelons jusqu’à en devenir le commandant. Reza Khan fut le bras armé du coup d’Etat, alors que Seyyed Zia en fut l’agent politique. Ce dernier était un journaliste actif et engagé dont les écrits étaient toujours censurés. Il était partisan du contrat de 1919. Tout comme Reza Chah, Seyyed Zia détestait les anciens hommes politiques et il pensait qu’en respectant la loi, il serait impossible de mettre en place un gouvernement fort.

En plus des forces cosaques, certains commandants de la gendarmerie soutenaient Seyyed Zia et Reza Khan. La gendarmerie était commandée par des officiers suédois et pour les nationalistes iraniens, elle était opposée aux cosaques soutenus par les Russes. Au cours de la Première Guerre Mondiale, les cosaques avaient pris le parti des Russes, alors que les forces de la gendarmerie étaient du côté des Allemands et des Turcs et aussi des libéraux iraniens. Lors du coup d’Etat, cosaques et gendarmes se retrouvèrent côte à côte.

 

Un coup d’Etat pour les réformes

Le 22 février 1921, les auteurs du coup d’Etat entrèrent à Téhéran. Des affiches avaient été placardées sur les murs de la ville invitant les habitants de Téhéran au silence et à l’observance du décret instaurant l’état de siège. Seyyed Zia Tabataba’i devint premier ministre sur ordre d’Ahmad Chah. Seyyed Zia aurait apprécié que le Chah lui donne un titre honorifique et non un titre de noblesse, mais le Chah ne le fit pas. Ainsi il a été le seul premier ministre sans titre d’Iran, tandis que Reza Khan avait été désigné comme Sardar Sepah, c’est-à-dire chef de l’armée.

Seyyed Zia procéda à l’arrestation des anciens hommes politiques et des ministres. Le gouverneur du Fars, Mossadegh, s’était opposé à la désignation de Seyyed Zia comme premier ministre. Il devint plus tard le leader nationaliste iranien. Seyyed Zia fit des réformes juridiques, institutionnelles et financières pendant les trois mois où il fut premier ministre.

Il voulait améliorer la situation des ouvriers et des paysans, mettre en place un enseignement public et gratuit, développer le commerce et l’industrie et rétablir la sécurité en créant une armée moderne. Son gouvernement était appelé « le cabinet noir » par certains hommes politiques. Durant la courte période de son gouvernement, il fit des réformes très importantes comme la restauration des mairies chargées d’assurer l’ordre dans les villes. Pourtant, il avait choisi ses ministres parmi des personnes sans expérience des ministères.

Il conclut l’accord de 1921 avec l’URSS et celui-ci resta valide jusqu’à la fin de ce régime. L’Iran et l’URSS arrivèrent à un accord concernant les forces soutenues par cette dernière. Finalement, les « Jangalis » perdirent le soutien des Russes et furent vaincus par le gouvernement. La division de la mer Caspienne avait été un autre point de discussion et cela resta encore un des points de désaccord de l’Iran et de la Russie après l’effondrement de l’URSS. En revanche, Seyyed Zia révoqua l’accord de 1919.

 

L’ascension pas à pas de Reza Khan

La personnalité de Seyyed Zia qui agaçait tout le monde a facilité sa chute. Reza Khan, quant à lui, avait compris que pour accéder au pouvoir, il fallait des alliées parmi les gens de la cour et les hommes politiques d’autrefois. Il était devenu le ministre de la guerre dès la moitié du gouvernement Seyyed Zia et il garda ce poste jusqu’à ce qu’il devienne premier ministre. Il mit des militaires à la tête des mairies qui étaient en contact avec les habitants et les commerçants et ainsi ils purent rétablir l’ordre et la sécurité publique.

Reza Khan mélangea le Qazaq Khaneh des cosaques et la gendarmerie et créa ainsi une nouvelle force appelée Qoshun (le régiment). Les grades et les titres militaires de la période Qadjar furent supprimés et ceux des pays occidentaux imités. Une nouvelle organisation militaire fut mise en place dont l’échelon le plus élevé comprenait sept chefs d’armée qui contrôlaient le pays. Ces hauts gradés contrôlaient aussi outre les affaires de l’armée, le pays et la police. 49% du budget étaient consacrés aux réformes militaires de Reza Khan, alors que seulement 1% était destiné au ministère des sciences.

Malgré ces réformes, bien accueillies par la population dans son ensemble, Reza Khan n’avait pas de bonnes relations avec la presse. Les journalistes jugeaient la situation étouffante pour la société et ils firent grève pour protester. Mais ce qui était en faveur de Reza Chah, c’était ses activités pour rétablir la sécurité. Il réussit à châtier Simitqu, un rebelle kurde de l’Azerbaïdjan qui avait mis en danger la sécurité et la tranquillité des habitants de cette région. Le châtiment de ces rebelles montrait l’autorité des militaires. Les hommes politiques s’y opposaient, mais le rapport de force n’était pas en leur faveur.

Etant donné la position dominante des militaires, Reza Khan devint premier ministre. Il réussit, avec leur aide, à organiser le cinquième Parlement dont la majorité lui était favorable. On constate que l’intervention des militaires dans les élections de cette période fut déterminante.

 

Les efforts pour la chute des Qadjar

Le cinquième Parlement était constitué des forces modernistes et des partisans de Reza Khan. Il souhaitait remplacer la monarchie par un système républicain ayant à sa tête Reza Khan et qui serait soutenu par les forces de gauche et l’URSS. Le clergé était contre ce changement car il pensait qu’une république ne pouvait être que laïque. Cette opinion se trouvait confirmée par le régime bolchevique russe, la république de Turquie et les actes de la république socialiste de Gilan qui confisquait les biens des féodaux. Le drapeau rouge choisi par les adeptes de la république évoquait celui de l’URSS, de plus, les propos et les slogans contre le clergé ne faisaient que renforcer leur hostilité. Les libéraux, quant à eux, croyaient que la transformation du régime constitutionnel existant en république était contre les idéaux de la Constitution.

Pour approuver cette proposition, le Parlement avait besoin des votes des délégués dont la lettre d’accréditation n’était pas encore validée. Au cours des négociations à propos de ces lettres, il y eut une dispute entre Seyyed Hassan Modarres, délégué contre la république, et un des délégués en faveur de la république. Ce dernier le gifla, ce qui provoqua des manifestations et la fermeture du bazar. L’opposition de la majorité des religieux mit fin à la proposition d’instauration d’une république.

Reza Khan dût prendre acte de cet échec, mais il réussit dans d’autres affaires comme la répression de Cheikh Khazal, le gouverneur indépendant du Khouzistan et il montra ainsi son engagement pour l’unification de l’Iran. Cheikh Khazal était un cheikh arabe du Khouzistan installé par les rois Qadjar, mais il négociait plutôt avec le gouvernement britannique avec qui il conclut un accord. Le roi de l’Inde lui avait d’ailleurs décerné une médaille royale.

La découverte de pétrole dans la région sous son contrôle lui avait donné une place intéressante pour les Britanniques. Reza Khan dénonça cet accord et une nouvelle ère commença. Ensuite, il se rendit en pèlerinage sur les lieux saints d’Irak. Lors de son pèlerinage au mausolée de l’imam Ali, le premier imam des Chiites, il fut accueilli par le haut clergé de Nadjaf qui considérait que Cheikh Khazal avait agi contre le gouvernement islamique, ce qui correspondait à l’opinion des habitants de Téhéran qui le soutenaient.

Reza Khan rencontra tellement de succès qu’il put balayer la dynastie Qadjar. Même ses opposants, Seyyed Hassan Modarres et Mossadegh, le soutinrent et ainsi il devint le commandant de l’armée qui jusqu’alors avait soutenu le roi. Pour les adversaires de Reza Khan, la révocation des Qadjar et l’avènement de Reza Khan étaient une conséquence de la Constitution. Pour ses partisans, la situation était comparable à l’arrivée au pouvoir de Napoléon après la révolution française.

Ils pensaient que certains actes de Napoléon étaient contre les idéaux républicains, mais il avait pu mettre fin à l’anarchie. Reza Khan se trouvait dans la même situation. Mossadegh considéra le règne de Reza Chah comme un retour à la période d’avant la Constitution où une seule personne contrôlait tout. Mais peu de personnes acceptèrent l’argumentation de Mossadegh. C’est ainsi que le cinquième Parlement révoqua la dynastie Qadjar et intronisa Reza Khan qui devint Reza Chah.

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Rédacteur

Reza MOKHTARI ESFAHANI

Tutulaire d'un master en histoire, chercheur

Fatemeh Hosseinpour
Traductrice

Fatemeh Hosseinpour

Titulaire d'un master de français

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