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KILIO .KILIO Quel plaisir d’entendre tous les jours ces mots Henri PERRIN, avril 2001

 

 

KILIO .KILIO           .

Nous avons encore dans l’oreille ton appel, mon cher REZA. Tu nous as demandé de te dire nos impressions après le voyage où Jeannette et toi nous avez guidés à travers ton pays. Excuse-moi de le faire à la machine à écrire, mais si j’écrivais à la main tu aurais peut-être trop de mal à me lire.

On avait bien préparé ce voyage avec le guide OLIZANE et avec des livres d’histoire ou d’art. Mais ce fut quand même une découverte et aussi des surprises. Car on ne peut pas s’imaginer de loin tout ce que l’IRAN recèle de beauté et d’intérêt. Ce n’est que dans le pays qu’on peut mettre tout en place. Et Jeannette et toi nous avez montré, en continuité, l’histoire et les moeurs de l’IRAN depuis le début jusqu’à maintenant. Crois-moi ce fut passionnant.

La beauté des paysages de CHIRAZ à KERMAN, BAME, YAZD et NAIN a dépassé ce à quoi nous nous attendions. Un émerveillement.

Quant à ISPAHAN, on ne peut pas l’imaginer avant. Il y a non seulement toutes les beautés qu’elle renferme, mais aussi une sorte de charme subtil qui séduit et donne envie de revenir. Et une partie de ce charme vient des habitants. ON avait un peu peur qu’ils ne soient guère accueillants pour les petits « satanes » occidentaux que nous étions.

Nous craignions aussi d’être choqués par des oppositions entre nos modes de vie. En ce qui me concerne j’ai vu que ces craintes étaient à balayer.

Aucun de ces iraniens que nous avons croisés n’eu un regard hostile .Au contraire ils avaient pour nous une curiosité aimable qui les poussait à tenter un bout de  conversation s’ils connaissaient quelques mots de français ou d’anglais; et aussi à se faire photographier avec nous.Ca faisait une atmosphère très sympathique.

J’ai été passionné par tout ce que tu nous as dit sur la façon de vivre de tes compatriotes, de la vie à la mort. Les contraintes qui pèsent sur la vie des femmes sont sans doute moindres que ce que je pensais,mais je ne peux m’empêcher d’espérer que tout en respectant les traditions et les règles morales propres à l’IRAN,ces contraintes vont s’assouplir.

Ton pays est très beau, REZA ; il a toute la richesse d’une civilisation forgée depuis des millénaires ; il possède des monuments -surtout des mosquées- dons la beauté coupe le souffle ; et l’on sent que vous faites le maximum pour préserver cette beauté. J’ai apprécié la tenue et le maintien des iraniens qui ne tombent pas dans la vulgarité et le débraillé, malheureusement si fréquents en occident. J’ai aussi eu plaisir à voir les villes et les jardins propres, ce qui montre un grand sens civique. J’ai regretté que les iraniens n’aient pas l’air  plus gais. Serait-ce un peuple triste ?

Nous avons eu la chance de voir les fêtes du nouvel an et du début de l’Achoura, ça aide beaucoup à sentir et comprendre la vie et les préoccupations des iraniens. Mais de tout cela nous n’aurions saisi qu’une petite partie si tu ne nous avais pas expliqué et raconté et fait sentir, par les chansons par exemple.

MERCI pour tout cela, REZA, et merci aussi d’avoir constamment veillé à ce que tout se déroule parfaitement.

Francine et moi espérons te rencontrer une autre fois en IRAN ou en France et t’adressons nos amitiés et notre bon souvenir.

 

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