Les lettres persanes 4 de Christiane nous raconte son voyage en Iran

Les lettres persanes 4 de Christiane: de jolis textes à lire plusieur fois

LETTRE 4

Chère Julie,

Dans les « Lettres Persanes”, Montesquieu fait parler ainsi Usbek, son personnage A son eunuque, gardien du sérail à Ispahan, ce dernier écrit : » Procure-leur tous les plaisirs qui peuvent être innocents ; trompe leur inquiétude ; amuse-les par la musique, les danses, les boissons délicieuses … » Ces conseils sont ici encore d’actualité.

Hier dès 9 heures, dans les ruines du palais sassanide de Shavestan dont s’inspireront les bâtisseurs de mosquées, le thé et les gâteaux nous étaient offerts .Au retour d’une visite sous le soleil accablant, un verre d’eau fraîche nous est servi avec le sourire dans le bus. Fruits, pâtisseries, boissons, rien ne manque pour prévenir d’éventuelles frustrations. Aucun repas ne répète le précédent .

Chaque jour apporte son lot de surprises et de cadeaux .Le programme prévu est enrichi quotidiennement de visites supplémentaires par notre guide, Reza. La responsabilité et le pouvoir du guide sont grands .De lui dépend la clé qui nous ouvrira les portes de son pays. De lui dépend l’envie de revenir ou de tourner la page .Il est notre seul lien avec l’extérieur .Trop présent, il nous gêne ; trop effacé, il nous abandonne .Il doit trouver le chemin subtil qui contentera chacun .

Notre guide est doué pour cela. Voici , dans le désordre , un aperçu de ses talents :  (Eloge de Reza)  faire un exposé savant sur les dynasties perses , régler la circulation pour faire traverser le groupe , commander les boissons et servir le riz à table , chanter une chanson , dire des poèmes , réserver des taxis dans la cohue , préparer des dossiers de qualité pour des lectures érudites sur l’Iran , veiller à la bonne tenue de chacun , contrôler les connaissances acquises , tendre la main pour aider à monter un escalier ou des rochers … Jamais il ne ménage sa peine au service des voyageurs . Puisse Dieu le lui rendre et qu’il reçoive ici notre reconnaissance.

Nous sommes donc comme « des coqs en pâte « , selon l’expression de Christian .Tu vois que les craintes de la famille à mon départ en Iran étaient bien ridicules .Mais l’ignorance est toujours source de préjugés grotesques. Quant à toi, la nature t’as préservée de ce défaut.

 

Porte-toi bien.

Christiane

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