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Le Livre des rois de Ferdowsi est une œuvre majeure qui a joué un rôle essentiel pour le mouvement nationaliste iranien après la conquête arabe. Il a été rédigé pour préserver les éléments intrinsèques de l’identité nationale, en particulier la langue persane et l’histoire de l’Iran. Mais Ferdowsi a également pris en compte d’autres éléments constitutifs de l’identité nationale comme les croyances religieuses, les mythes et les idées philosophiques.

Dans cette œuvre, nous avons la description élogieuse, d’un côté, de la religion ancienne des Perses et de l’autre, des nouvelles croyances chiites et mystiques existant en Iran après la conquête arabe. La vie de Ferdowsi et les récits héroïques et mythiques du Livre des rois sont basés sur la croyance mazdéenne de la lutte perpétuelle entre le Bien et le Mal exposée dans l’Avesta, livre sacré. Il analyse par lui-même les autres idées mystiques et s’en fait une opinion. De fait, Le Livre des rois est la seule source permettant de connaître les idées philosophiques iraniennes (Hekmat Khosrovani) qui se répandirent, non seulement parmi le peuple iranien, mais aussi dans les sociétés occidentales, française, européenne et mondiale.

 

 

La situation politique et sociale de l’Iran à l’époque du Livre des rois :

Apparition de rois iraniens en opposition avec les califes abbassides

Abu- I- Qasim Ferdowsi, auteur du Livre des rois, la plus grande œuvre épique de la littérature persane, est né en 940 dans un des villages de Tus au Khorassan. Il était d’une famille de dihkans (propriétaires terriens appartenant à la noblesse), une caste de la société d’alors ayant un statut social privilégié, se distinguant des autres par ses vêtements dont une des caractéristiques était une ceinture dorée à laquelle on accrochait un poignard. En ce temps-là, les nombreuses familles des gouverneurs admiraient la gloire de la Perse antique.

Environ un siècle avant la naissance de Ferdowsi, les premiers soulèvements contre la domination des Arabes avait commencé avec les Tahirides au Khorassan. La soumission apparente au califat abbasside en tant que législateur, le refus d’utiliser la langue arabe dans les affaires administratives n’étaient cependant pas suffisants pour restaurer l’identité iranienne.

 

Le fondateur de la dynastie des Saffarides (850-892) avait occupé les provinces du Fars, de Kerman, du Khorassan et il mit fin au règne des Tahirides (873). C’est ainsi qu’une nouvelle époque de l’histoire de l’Iran commença. En effet, le pays acquit l’indépendance militaire et politique par rapport à la cour des califes et cette dynastie favorisa la culture et la littérature persane en obligeant les poètes à écrire dans cette langue et non en arabe. En 876, la langue arabe fut remplacée par le persan dans l’administration, ce qui était un point crucial pour le renforcement de l’identité nationale.

 

Les Samanides (874-1004), une autre grande dynastie iranienne sous les Abbassides, régnèrent en Transoxiane plus d’un siècle, siècle au cours duquel naquit Ferdowsi. Ils succédèrent aux Saffarides. Cette dynastie est importante car ses rois étaient d’origine iranienne. Fiers de cette origine, ils gardèrent des rites et des croyances parvenus de l’antiquité et encore répandus au Khorassan et en Transoxiane. C’est ainsi qu’ils réhabilitèrent les dihkans ou propriétaires terriens.

Défenseurs de la langue persane, ils incitèrent les poètes à écrire en persan. Tout comme les rois Samanides et Saffarides, Ferdowsi était d’une famille originaire de l’Iran. C’est pourquoi il fut encouragé et soutenu et le Livre des rois permit la rénovation de la langue persane et de l’identité iranienne face à l’emprise arabe.

 

 

Les causes sociales de l’écriture du Livre des rois :

La rédaction du Livre des rois avait pour but la compilation de l’histoire de l’Iran. Ce livre fut intitulé Le livre des rois, peut-être parce qu’il existait des féodaux locaux qui régnaient dans leur région en tant que roi, tout en soutenant le grand roi, le roi de l’Iran. Ils s’appelaient Vispouhran sous les Parthes et Shahryarans sous les Sassanides, d’où vient le nom de Shahnameh en persan et en français le Livre des rois qui relate l’histoire de ces rois et de ces chefs.

Au début, les livres des rois étaient écrits en prose par des poètes et des hommes de lettres de cette époque imitant le Khoday-Namak (texte historique et géographique en pahlavi parvenu de l’époque sassanide). Les traductions en arabe étaient enrichies par le rassemblement de textes éparpillés en pahlavi, relatant les faits et gestes des rois et des héros. Cela constitua la source des épopées iraniennes et en particulier du Livre des rois. Pour la première fois, Amir Nooh Samani, roi du Khorassan et de la Transoxiane, ordonna au poète Daghighi, de traduire le Shahnameh Aboumansouri en poésie persane. Malheureusement, ce dernier mourut après avoir écrit seulement mille vers.

Un des amis de Ferdowsi lui ayant apporté une version du Shahnameh Aboumansouri, il commença alors à composer son Livre des rois. Ainsi le persan dari qui a remplacé la langue pahlavi, la langue des Iraniens sous les Sassanides et la langue arabe, après l’invasion des Arabes, a pu atteindre sa perfection. Il faut ajouter que le Livre des rois constitua une référence historique très importante pour les futurs historiens et il permettait la transmission de l’histoire de la Perse antique, notamment celle des Sassanides.

Comme nous l’avons mentionné, Ferdowsi qui appartenait à la classe des dihkans vivait dans l’aisance, ce qui n’était pas le cas des autres poètes de cette époque. La tâche principale des poètes était alors d’immortaliser le nom des rois. Ils passaient donc leur temps à faire l’éloge des rois et des gens de cour au moment des fêtes ou à l’occasion des victoires, ce pour quoi ils recevaient de l’argent. Ferdowsi, quant à lui, n’en avait pas besoin, c’est pourquoi il ne pensait qu’à glorifier l’Iran et son histoire. Il se sentait responsable de la diffusion de l’histoire de son pays. Grâce à son œuvre, la poésie persane devint également un moyen pour faire connaître l’histoire du pays alors qu’elle était jusque-là consacrée à la seule louange des monarques. L’héritage de Ferdowsi s’est transmis aux poètes des siècles suivants comme Hafez. C’est pourquoi nous pouvons prétendre que sans Ferdowsi, les poètes auraient cessé d’utiliser la langue persane.

Ferdowsi commença la rédaction de son livre à l’âge de trente-cinq ans et il y consacra trente années, ou selon certains, trente-cinq années. Délaissant la gestion de ses biens, il fut obligé de vendre ses propriétés et c’est ainsi qu’il devint pauvre. Il mourut en 1019 ou 1020 à l’âge de quatre-vingts ans et il fut enterré dans son jardin à Tabiran de Tus. Son tombeau est devenu un lieu visité par les gens, les poètes, les scientifiques etc…

Une page de miniature qui raconte l'histoire préislamique perse

Une page de miniature qui raconte l’histoire préislamique perse

Le Livre des rois est la seule grande œuvre de Ferdowsi et le fruit de sa vie. Il a composé soixante mille vers en persan dans lesquels sa maîtrise de la langue est évidente. Il réhabilita la langue des Iraniens et l’améliora en supprimant la plupart des mots arabes s’y trouvant. Le persan dari atteint ainsi la perfection. Le Livre des rois est un hymne d’amour à l’Iran et dans les trois parties de ce livre, le patriotisme est présent et exalté.

 

Le Livre des rois et la littérature française et mondiale:

En tant que plus grande épopée persane, Le Livre des rois eut un impact indiscutable sur la littérature européenne et surtout sur la littérature française. Les Européens découvrirent Ferdowsi d’abord au moment des conquêtes musulmanes en Andalousie (Espagne), les troubadours français entendant les récits tirés du Livre des rois par les Arabes, puis au moment des croisades qui avaient des points communs avec les guerres relatées dans Le livre des rois. Ceci explique les ressemblances entre des histoires françaises et les récits des héros du Livre des rois.

Il faut mentionner que les Français connaissaient Ferdowsi comme historien et le Livre des rois était considéré alors comme une œuvre historique, ceci jusqu’à Jean Chardin, iranologue et touriste français du XVIIe siècle.

En fait, la société française d’alors connaissait l’histoire de toute l’Asie, telle qu’elle était relatée dans le Livre des rois. La traduction et les commentaires de cet ouvrage épique en 1838 par Jules Mohl, grand iranologue français, constitua une révolution.

Les grands hommes de lettres comme Lamartine louaient Ferdowsi. Dans Le Civilisateur: Histoire de l’humanité par les grands hommes, il rendait hommage à l’histoire de Rostam et Sohrab. Hugo, écrivain et poète du XIXe siècle, a fait allusion à la mort de Div (être démoniaque) et à la propagation des commandements de Dieu, un des principes de Hekmat Khosrovani du Livre des rois. Comprenant le lien spirituel d’Hugo et de Ferdowsi, les penseurs du XIXe siècle appelaient ce dernier le Ferdowsi de l’époque.

En ce qui concerne la littérature comparée, la pièce Pelléas et Mélisande de Maurice Maeterlinck est, d’après pas mal d’hommes de lettres, le commencement d’une résurrection dans l’histoire de la littérature française. La cause principale de cette importance revient à l’emprunt au Livre des rois de l’histoire du mariage de Zal et Rudabeh et aussi de l’histoire de Siavash. Malheureusement les historiens de la littérature française n’ont pas compris le rôle de Ferdowsi. En effet, l’art de Ferdowsi a remplacé l’Iliade et l’Odyssée d’Homère. Evènement sans précédent, les hommes de lettres européens et français font alors des emprunts à une épopée orientale et non à une épopée grecque ou occidentale.

Michelet, historien français, a écrit en 1864 un ouvrage dans lequel il compare la Révolution française de 1789 et la révolution constitutionnelle iranienne, deux moments historiques ayant ouvert une nouvelle ère pour les deux pays. Il présente l’Iran comme une terre de justice, ce qui était le but de Ferdowsi. Les Français dont les espoirs dans la Révolution de 1789 et dans l’empire de Napoléon ont été déçus, se sont, en quelque sorte, réfugiés dans cet Orient plein de mystères. Ils ont été attirés par la grandeur de l’Orient et de l’Iran, lieu d’une des plus anciennes civilisations du monde. De nombreux hommes de lettres français admiraient le Livre des rois entre autres André Gide, Montesquieu et François Coppée.

 

Pourquoi l’histoire mythique du Livre des rois est-elle si importante?

Dans la partie de l’histoire mythique du Livre des rois, Ferdowsi écrit que Afrasiab, roi de Touran, a assiégé Manouchehr, roi iranien de la dynastie des Pishdadian, au Tabarestan (Mazandaran). Finalement, les deux protagonistes acceptèrent la paix, mais Manoucher demanda à Afrasiab de lui rendre la terre d’Iran correspondant à la portée d’une flèche. Ce dernier fut d’accord. Une flèche spéciale dont le tube en bois provenait d’un arbre forestier spécifique, avec un empennage constitué par l’aile d’un aigle et dont la pointe en fer venait d’une mine particulière fut fabriquée.

Ce fut Arash, un héros iranien, qui lança cette flèche. Il y insuffla sa propre vie et en mourut. A l’aube, la flèche avait été lancée de la montagne Demavend et au moment du coucher du soleil, elle était arrivée dans la région du Jozjan à Balkh près de l’Oxus, elle détermina ainsi la frontière entre l’Iran et le Touran. Comme nous pouvons le constater clairement, on trouve des éléments identitaires, des typologies inédites et parfois la présence de totems comme l’aile de l’aigle dans ces récits.

L’aigle est le symbole de l’ambition, de la grandeur d’âme et de l’incompatibilité avec la tyrannie. Un autre symbole important est le mont Damavand, sommet le plus élevé d’Iran, c’est le lieu où le tyran Zahhak a été attaché. Arash, quant à lui, personnifie l’amour-propre national, le patriotisme puisqu’il perdit sa vie en défendant son pays.

 

L’amour de l’Iran dans la partie héroïque du Livre des rois

Dans la partie héroïque de l’histoire de la Perse antique se trouvent de nombreux personnages dévoués corps et âme à leur pays. Rostam, le plus grand héros iranien, est le protagoniste de la majorité des histoires du Livre des rois. Ayant une personnalité forte et fier de ses origines, il vient en aide aux Iraniens aux moments critiques. Il réalise sept exploits dangereux afin de sauver le roi et d’aider les soldats iraniens.

Chapiteaux des palais persépolis à la façade du tombeau

Dans le premier exploit, Rakhsh, le cheval de Rostam, combat un lion sauvage et le tue alors que Rostam est endormi. Dans le deuxième exploit, Rostam doit traverser un désert chaud, il demande à Dieu de l’aider car il est assoiffé, un peu plus tard, une brebis apparaît et lui montre un point d’eau.

 

Bataillme de Rostam et lion

Dans le troisième exploit, il terrasse un dragon. Dans le quatrième exploit, il rencontre une belle femme; invoquant Dieu, Rostam voit alors le visage d’une sorcière démoniaque déguisée en une belle femme et il la tue.

 

Dans le cinquième exploit, il vainc des héros ennemis. Dans le sixième exploit, il combat Div Arjang, un démon, le tue et sauve l’Iran et les soldats iraniens. Enfin, dans le septième exploit, il combat Div Sefid, un autre démon, il le précipite à terre et l’achève.

L’histoire de Rostam montre la grandeur morale et spirituelle de ce héros à travers ses exploits héroïques et guerriers. Ce n’est pas que la force physique de Rostam qui est décrite par Ferdowsi. Dans un autre passage de la partie héroïque du livre, la fille du roi de Samangan, Tahmineh, vient chez Rostam à la frontière de Touran, ce dernier lui demande sa main en mariage, puis il l’épouse. Ferdowsi fait le récit des épreuves accablantes auquel il est soumis, ce qui montre sa personnalité. Par exemple, Sohrab, le fils de Rostam et de Tahmineh, est poussé par le rusé Afrasiab, roi de Touran, à combattre celui qui s’avèrera être son père, mais il l’ignore. Il en est de même pour Rostam qui ne connait pas l’identité de son adversaire, il le tue, or c’est son fils. Rostam est ainsi poursuivi par un destin maléfique.

Cette tragédie est une épreuve pour Rostam et le rend encore plus sublime. Lors de la bataille contre Esfandyar (héros devenu invulnérable par Zarathoustra), Rostam lui lance une flèche du bois de Gaz et le tue sur le conseil de Simorgh, le phénix, car personne ne doit être plus fort que lui.

La gloire de Rostam est décrite sous tous ses aspects par Ferdowsi. C’est pourquoi il est le vrai héros du Livre des rois. Il n’est pas roi, mais il est le plus grand défenseur et protecteur de l’Iran et des Iraniens. Son amour de l’Iran est présent dans tout le Livre des rois et il est difficile d’en comprendre toutes les facettes et de les étudier.

 

Le Livre des rois, le récit documentaire de l’histoire de l’Iran avant l’islam:

Dans la dernière partie du Livre des rois qui comprend la période historique de la Perse antique, Ferdowsi décrit minutieusement l’histoire des Sassanides et finit son livre en racontant d’un ton triste, l’invasion des Arabes, qui, pour lui, dévastèrent le pays. Cet amour pour l’Iran se décline selon quatre axes:

  1. La protection de la culturelle iranienne. En effet, le Khoday- Namak et à peu près tous les textes historiques et littéraires en langue pahlavi avaient disparu, de même leurs traductions arabes ou persanes. Ainsi le Livre des rois est la source la plus valable pour la connaissance des différents aspects de la Perse antique: histoire, géographie, littérature, art, coutumes familiales et sociales, lois administratives et territoriales.
  2. L’idéal spirituel que l’on peut résumer par la lutte entre le Bien et le Mal. La victoire du Bien, but ultime poursuivi par les Iraniens, se concrétise dans le monothéisme, la dévotion, le patriotisme, l’amour pour sa femme et ses enfants, l’aide aux misérables, la sagesse, la justice, la sagacité, la modération, la décence, l’hospitalité, la générosité, la gratitude, la satisfaction, la fidélité, la justesse, le silence, …

Il existe de nombreux exemples faisant l’éloge de chacun de ces idéaux moraux ou condamnant leurs contraires comme le mensonge, la haine, la colère, l’avidité, la tyrannie, la paresse, la perfidie, la jalousie, la précipitation. Ces principes moraux présentés dans le Livre des rois ne sont pas créés par Ferdowsi, ils appartiennent à l’héritage spirituel de la Perse antique issu des enseignements de Zarathoustra et de ses prédécesseurs. Ils furent développés sous les Sassanides et reconnus comme faisant partie de la culture et des coutumes du peuple iranien. C’est ainsi qu’ils trouvèrent leur place tout naturellement dans les œuvres persanes et arabes. Ainsi le déclin de la culture iranienne causé par la victoire arabe se trouva réparé dans une large mesure.

  1. La sauvegarde de la langue persane. Le Livre des rois est le pilier le plus fort de la langue persane par son trésor lexical et grammatical, sa rhétorique et son riche
  2. Le message du Livre des roisqui, contrairement à ce que l’on pourrait penser, ne se limite pas à sauvegarder le patrimoine iranien sous ses différents aspects, contient aussi la volonté de diriger le Il faut mentionner que ce n’est pas Ferdowsi qui a cette prétention, il en est seulement l’héritier et le narrateur. D’après une croyance iranienne ancienne, la terre est divisée en sept pays. L’Iran est au centre, c’est un pays plus prospère que les autres avec des gens généreux qui sont les meilleures créatures de Dieu. Le mot aryen, la forme ancienne du mot iranien, dans les bas-reliefs achéménides signifie «généreux». «Le roi du monde» était le titre des rois iraniens et ils prétendaient gouverner le monde entier. Ce nationalisme est en fait le reflet de mille années de règne sur une grande partie du monde.

Le mouvement Shu’ubiyya continue à prôner ces idées après la conquête arabe. Le chiisme est un autre exemple de ce nationalisme qui s’affirme face aux envahisseurs arabes sunnites. La majorité des Iraniens voulait une religion qui s’opposait à celle des Arabes.

Certains insistent sur le fait que Ferdowsi était chiite et que cela explique qu’il ait défendu l’Iran et qu’il ait été l’ennemi des Arabes. Dans leur grande majorité, les Iraniens adoptèrent le chiisme, la religion la plus organisée du point de vue politique et correspondant le plus à leurs attentes, afin de montrer leur hostilité envers les Arabes. Le mariage de la fille de Yazdgard III avec le troisième imam chiite n’y est pas étranger d’ailleurs. En effet, les Iraniens croyaient que le roi détenait la gloire divine.

Le Livre des rois n’oublie pas cette prétention des Iraniens à diriger le monde. Ceci est le plus visible dans la partie mythique du Livre des rois sous le règne de Manouchehr ou Jamshid. Ce dernier était le roi du monde et c’est lui qui instaura la fête de Norouz, date anniversaire du commencement de son règne.

C’est pourquoi la grandeur de l’empire achéménide qui régnait sur la moitié du monde et célébrait Norouz garantissait la pérennité du nom de Persépolis, la capitale des Achéménides.

 

La prétention de la direction du monde provient du Hekmat Khosrovani, œuvre mystique et philosophique de la Perse antique. Ferdowsi en tirait sa sagesse et les grands mystiques s’en inspiraient. L’unicité de Dieu, l’accent mis sur la Raison et la justice, la condamnation de la passivité, la gloire divine sont les points présents dans toutes les parties du Livre des rois. En bref, le Livre des rois est l’héritier du Hekmat Khosrovani.

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Rédacteur

Ali SHAHZADI

Titulaire de master en histoire d'Iran

Fatemeh Hosseinpour
Traductrice

Fatemeh Hosseinpour

Titulaire d'un master de français

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